Le parc national de Yosemite

Nous sommes restés 2 jours (dimanche et lundi) au Parc National de Yosemite, le plus ancien parc national américain (1890 !) qui s’étend sur plus de 3000 km2 dans la Sierra Nevada, avec des sommets de 4000 m.

On y est entrés par les Tuolumne Meadows, une vaste prairie sur de hauts plateaux à 2600 m.

La saison d’été y est très courte et les plantes doivent se dépêcher de germer, fleurir et se reproduire, tout comme la faune.

La plaine est immense, sauvage, encadrée par d’imposants pics ou dômes de roches granitiques polies par la neige et l’érosion.

Nous avons suivi un chemin de randonnée jusqu’aux Soda Springs, de curieuses flaques d’eau rouillée, d’où sortent de petites bulles.

C’est de l’eau de source minérale gazéifiée, et il paraît que même les géologues ne savent pas expliquer pourquoi elles sont ici… (teasing…)

La Tioga Pass, la route qui traverse le parc d’est en Ouest, offre de sublimes panoramas.

Et ces rochers imposants sont le paradis des grimpeurs !

On a entendu la dame crier à son compagnon qui l’assurait plus haut « I cant ! »… (cela m’a rappelé quelques uns de mes blocages en ski… )

Nous continuons en direction de chutes d’eau, assez peu fournies à cette époque.

Cette cascade s’appelle les Bridalveil Falls, les chutes du voile de la mariée (189 m de haut)

Nous descendons ensuite vers la Yosemite Valley, formée à l’ère glaciaire, pour tout un tas de bonnes raisons, mais on va arrêter avec la géologie.

Nous avons choisi une petite randonnée vers Mirror Lake. Après une petite heure de marche, heureusement sous la forêt, nous avons été surpris de ne trouver qu’un lac de… sable !

Complètement à sec en ce début d’automne, il se remplit peu à peu de sédiments et se transforme lentement en prairie. En hiver et au printemps ses eaux forment un miroir où se reflète l’un des dômes les plus remarquables du parc : le bien-nommé half dome.

Un autre dôme spectaculaire à l’entrée de la vallée : El Capitan, 900 m de falaise entière, très populaire auprès des « free climbers ».

Un mot sur la faune sauvage : l’ours brun est l’emblème du Parc, à qui il ne faut laisser aucune nourriture en évidence, même dans les voitures, qu’il n’hésiterait pas à saccager car il fait partie des espèces capables de s’adapter à la nourriture selon les saisons. Pas de photo, vu qu’on n’en a pas vu. Mais je me souviens que lorsque j’y étais venue il y a plus d’une quarantaine d’années avec ma tante Huguette, nous en avions croisé quelques uns qui traversaient la route devant les voitures. Il y avait beaucoup moins de monde à cette époque…

Le parc hébergerait aussi des puma (mountain lions en anglais). Des règles de sécurité très strictes sont partout diffusées si on a « la chance » d’en rencontrer : ne pas laisser ses enfants gambader devant soi ou traîner derrière (on aurait été embêtés avec les nôtres, toujours une devant et un derrière 😊), crier et agiter les bras pour l’effrayer, et en dernier ressort, s’il attaque, « fight back ! », défendez-vous !

Mais nous n’avons croisé ni ours, ni puma, les pauvres doivent se terrer à l’abri des touristes pendant la journée.

En revanche, on a bien croisé des biches et leurs faons au retour de notre balade, qui galopaient derrière nous et ont traversé la route devant nous. Pas farouches du tout !

Le deuxième jour, nous sommes partis à l’assaut du Glacier Point, l’un des panoramas les plus spectaculaires du parc, à 2400 m d’altitude, qui domine la vallée à 1300 m en contrebas.

C’était grandiose. Nous sommes redescendus piqueniquer un peu plus bas, en compagnie d’un corbeau qui surveillait du coin de l’oeil le coffre de la voiture où étaient entreposées nos victuailles (un bien grand mot…).

L’après midi, nous sommes redescendus au sud du parc, à Mariposa Grove, où sont concentrés plusieurs sequoias géants, dont le Grizzly giant, né il y a 1800 ans :

Carte d’identité : 63 m de haut, 29 mètres de circonférence, 8,5 m de diamètre

Sa plus grosse branche fait 2 m de diamètre :

D’autres séquoias sont tout aussi splendides, par exemple ce groupe de 3 arbres, surnommés le célibataire et les 3 grâces :

Tous plus impressionnants les uns que les autres…

… certains tombés à terre depuis on ne sait pas combien de temps, presque plus imposants encore

Mais je ne m’étendrai pas plus sur les séquoias car le lendemain mardi, nous avons parcouru le Sequoia National Park, et je ne voudrais pas vous donner une indigestion de séquoias !

Au retour, plusieurs sympathiques rencontres – et je me rappelle que la cousine Damarik les appelait des rats, ceux de Montréal en tout cas 🙂

6 Replies to “Le parc national de Yosemite”

  1. Quel beau parc, quels beaux paysages + beau ciel bleu ! ( dont je suis jalouse à chaque fois vu la couleur du ciel ici..). Je suis quand même surprise que dans
    vos infos et guides divers ils ne parlent pas plus clairement des Soda Springs – flaques d’eau d’apparence rouillée…Comme vous ne semblez pas au courant, je vous le dis : il s’agit de la source naturelle du coca-cola !

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  2. Magnifiques séquoias, belle foret millénaire ! Qu’on verrait un dinosaure apparaître en arrière-plan qu’on ne serait pas surpris !
    Est-ce que le corbeau est celui qui jouait dans  » Les Oiseaux » d’Hitchcock ?
    Et oui, les écureuils sont comme les rats mais en plus mignons…
    Merci pour toutes ces belles photos !

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