Death Valley

Cette célèbre vallée porte bien son nom : c’est l’endroit le plus chaud et le plus aride de tous les États-Unis. Jeudi dernier (fin septembre donc), il y faisait encore 40° à l’ombre (quelle ombre ?) , l’air y est très sec et on a dû boire au moins 3 litres d’EAU chacun dans la journée. Rien de comparable avec le record absolu de chaleur sur terre (enregistrée, bien sûr – je suis prudente, pour les climato-sceptiques en embuscade) de 57° C le 10 juillet 1913 ! Et il paraît que les rangers du parc en ont marre de voir des petits malins se faire cuire un œuf sur la chaussée !

La route vers Death Valley… On tremble !

Trêve de bavardages, cette expérience dans la Vallée de la Mort fut unique pour nous. On ne s’attendait pas à cette variété de paysages, à ce festival de couleurs de roches, ni à cette sensation – sans doute prévisible – d’être in the middle of nowhere, et assurément sur une autre planète.

Nous avons privilégié le centre puis le sud de la vallée, en commençant par les Mesquite Flat Sands Dunes, une large plaine de dunes de sable blanc, formées par des vents contraires qui déposent petit à petit à cet endroit des grains de roche des alentours. Ce n’est pas le Sahara, mais ça y ressemble !

« Miladiou, qu’est -ce qu’y fait chaud » comme on dit chez nous !

Nous avons poursuivi vers le Mosaic Canyon, accessible par une piste. C’est ensuite une féérique balade à pied

… au milieu d’un étroit canyon tortueux…

…bordé de roches chamarrées…

… polies comme du marbre.

Une splendeur de la nature !

Et petite frayeur au cours de la balade, ayant voulu photographié un tout petit scorpion d’une dizaine de cm (un bébé ?), que j’ai d’abord pris pour un lézard se dorant la pilule au soleil, il a bondi vers moi en un éclair en dressant sa queue en arabesque et j’ai à peine eu le temps de me jeter en arrière, ce qui a en même temps déclenché malgré moi la seconde photo (on ne voit plus que sa queue en bas).

Pour ceux ou celles que ça intéresse…

Plus au sud, et encore plus féérique (mais était-ce possible ?), nous avons sillonné le lit (à sec !) du Golden Canyon, qui porte si bien ce joli nom tant les roches y sont d’une belle couleur dorée. 

Des couleurs roses viennent se mélanger aux dorées

Et au détour d’une courbe, on découvre au fond de ce large défilé, une montagne de roche rouge qui tranche magnifiquement avec les falaises dorées qui la devancent.

Un de mes endroits préférés de la vallée, tout à fait enchanteur, pourvu qu’on soit sensible aux couleurs.

Ces deux canyons auraient déjà largement fait notre journée. Mais le spectacle a continué… Nous nous sommes invités au Devil’s  Golf Course, le terrain de golf du Diable.

C’est un ancien lac asséché dont les eaux ont laissé une étendue de monticules de sel, artistiquement sculptés par les vents et la pluie…

… car il pleut quand même jusqu’à… 10 cm par an dans la Vallée de la Mort !

La vallée de la mort, on vous dit !

Petit entracte au milieu de ces beautés de la nature, le Natural Bridge Canyon, un petit canyon sympa dont la roche forme à quelques centaines de mètres, un pont au-dessus de son lit (asséché of course !).

On n’est pas loin des Aventuriers de l’Arche Perdue !

Mon technicien de service n’a pas manqué de me retracer le trajet exact des eaux qui dévalèrent et sculptèrent les parois de ce canyon.

Je suis donc repartie moins bête et plus instruite. C’est toujours ça de pris 😊

Toujours pour les amateurs (j’ai la flemme de traduire et pour être honnête je comprends pas tout non plus)

Nous avons poussé jusqu’au spot le plus au sud, le Badwater Basin, une large étendue de flaques salées, vestiges d’un lac qui recouvrait la vallée entière il y a… très très longtemps.

Son nom lui est tout simplement venu d’un « surveyor » (?) dont les mules n’ont pas voulu boire l’eau, et qui a écrit sur sa carte : « bad water ». Quelques algues et animaux aquatiques, dont un serpent rare, s’accommodent de ce milieu salé.

Et fait étonnant, nous sommes ici à 86 mètres en-dessous du niveau de la mer, le point le plus bas d’Amérique du Nord (c’est eux qui le disent) !

Et je tiens le détail du pourquoi du comment de la formation de ce lac, toujours en mouvement, à la disposition de qui le demandera.

Nous remontons pour emprunter une petite boucle de route en sens unique, impeccablement pavée…

…bordée de roches multicolores qui offrent un spectacle étonnant digne d’une Artist’s Palette

Sans vouloir griller la politesse à Junette, sachez que les couleurs rouges, roses et jaunes sont produites par le fer, les vertes par le mica qui se décompose, et les pourpres et violettes par le manganèse.

C’est absolument unique, incroyable et somptueux. Désolée pour tous ces superlatifs, mais on est complètement scotchés devant un tel tableau naturel.

Nous décidons de garder Zabriskie Point pour la fin, au coucher du soleil, et partons une trentaine de km plus loin, dont le dernier km à 15% de pente, afin de contempler la vallée depuis le promontoire de Dante’s View, à 1500 m d’altitude.

Là encore, on n’est pas déçus. La vue est grandiose sur toute la vallée.

Vu le soleil qui baisse, on ne s’attarde pas et on file vers Zabriskie Point pour profiter au maximum de ce point de la vallée, célèbre espace ayant servi de cadre à de nombreux films, dont le Zabriskie Point d’Antonioni de 1970, que je me suis promis de revoir (Hélène : si tu le trouves à la bibliothèque…), et Star Wars, tout à fait adapté à la variété de décors de la vallée (pas besoin de carton pâte !).

Et on le comprend car le panorama est complètement surréaliste à 360°, renforcé par la demi-pénombre de ce début de soirée, entre chiens et loups, le soleil venant de disparaître derrière les montagnes quand on y parvient.

C’est magique, irréel, la cherry on the cake de notre journée !

Il est assez tard et il y a relativement peu de monde (hormis une bimbo et son gigolo arrivés en Mustang). Ces formations géologiques naturellement ravinées, qui se déclinent en draperies aux couleurs chatoyantes sont absolument fascinantes.

Bienvenue sur la lune !

9 Replies to “Death Valley”

  1. Vu que vous vous en êtes – heureusement pour ceux qui attendent la suite du blog – tirés sains et saufs, je propose qu’on rebaptise le site en Vallée des morts-vivants

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  2. Je pense qu’il n’y a même pas assez de mots pour qualifier tant de beauté…
    à en souffrir du syndrome de stendhal…Et ce n’est pas terminé vu ce qu’il vous reste à faire…WOW et RE-WOW !
    Je ne savais pas -toi non plus de toute évidence- que ça saute un scorpion !
    C’est un vrai danger ! Et puis ça doit être plein de crotales !

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