Jeudi 27 novembre : Kelonia, ou les chanceuses tortues marines

Matinée au centre d’observation et de protection des tortues marines où elles sont identifiées, soignées, étudiées et relâchées après convalescence pour celles qui ne sont pas trop amochées pour survivre en mer.

Celle-ci ne sera pas relâchée : il lui manque un bout de patte, sectionné par une hélice
Celle-ci doit revoir l’océan d’ici peu de temps

Après 4 à 5 heures d’accouplement – parade comprise quand même (il n’y a pas que la marche qui est lente…) – les femelles, qui ont re-migré vers le lieu de leur naissance, gagnent péniblement l’arrière des plages où elles creusent un trou d’environ 70 cm dans le sable, sous des arbres,  pour y pondre entre 100 et 200 œufs.

Les œufs éclosent après 45 à 90 jours, et le sexe est déterminé selon… la température et l’humidité du sable ! Il fait plus chaud au fond du nid, donc ce seront des mâles ☺️

Les bébés tortues attirent de nombreux prédateurs (frégates, crabes, bernard-l’hermites, mais aussi rats, chats et chiens), avant d’atteindre la mer. Peut-être une sur cent y parviendra, mais ce sont aussi des maillons indispensables de la chaîne alimentaire.

Le guide – qui est un soigneur – était très fier de nous dire que sur les 5 espèces de tortues existantes, 4 étaient présentes à Kelonia.

Les deux plus beaux spécimens du centre sont deux femelles, Emma et Gaby. Elles ont 14 ans et ont droit à 5 rations de 10 kg de légumes par jour, plus des protéines (crevettes, poissons…).

Emma ou Gaby ?
Gaby ou Emma ?

Leurs carapaces sont nettoyées 2 fois par semaine

On regarderait évoluer ces animaux pendant des heures, sans se lasser, presque une hérésie dans notre monde de zappings
Des bébés de Gaby

Et voici  Harold, un mâle tortue « éléphantine ». On comprend mieux son nom quand on voit ses pattes :

Il a 69 ans et pèse 125 kg et il peut vivre jusqu’à 150 ans.

Depuis sa création, le centre a identifié et répertorié 379 tortues autour de l’île.

Les bassins sont alimentés avec de l’eau pompée directement dans la mer et filtrée
Le bassin de convalescence

Le guide a fortement insisté sur la pollution des océans par le plastique.

Dans chaque case, les bouts de plastique retrouvés dans le corps de chaque tortue.

Dans l’après-midi on a été voir le Souffleur, une curiosité naturelle où la mer s’engouffre dans une grotte volcanique sous-marine pour en être expulsée comme un geyser par la force des vagues.

Autre site à découvrir, le gouffre de l’Étang-Salé, un couloir entre des roches volcaniques où la mer s’engouffre assez violemment.

Et il ne nous reste plus qu’à rentrer à l’hôtel pour plonger dans la piscine, non chauffée, dont l’eau est pourtant presque tiède…

Cherchez bien, il est quelque part dans l’eau

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