Mardi 25 novembre (2) : après les airs, la terre et la mer

En redescendant de l’héliport, on fait une petite halte au cimetière marin de Saint-Gilles.

Créé en 1788, il accueille toute une diversité de personnages, célèbres ou anonymes. De très vieilles tombes en pierre à moitié écroulées côtoient des sépultures récentes en marbre.

Le plus célèbre des habitants est Leconte de Lisle, dont les cendres ont été rapatriées ici en 1970 avec celles de son épouse. Apparemment il y aurait aussi la cousine et sa famille.

Un hommage symbolique est aussi marqué en l’honneur d’un équipage de marins bretons disparus en mer non loin de là en 1894.

Et il paraît que le clou du cimetière c’est la fausse tombe du pirate dit « la Buse », ajoutée là dans les années 70, alors qu’on ignore où il a été enterré après avoir été exécuté dans la ville voisine près de 50 ans avant la création du cimetière. On a retourné sur sa soi-disant tombe une autre pierre tombale abandonnée, sous laquelle était enterrée une ancienne esclave affranchie. Au hasard, certainement.

Plus singulier, un cyclone de 2007 a charrié le sable du bord de mer à l’extérieur du cimetière et on y a découvert les ossements d’environ 2000 esclaves. Un mémorial leur est consacré à cet endroit

Une jolie épitaphe leur est dédiée

Pas loin de là, un restaurant en bord de plage nous a bien tentés .

Le panneau près de la plage est très clair :

À cet endroit il y a 4 ans, un chien et une jeune fille se sont fait dévorer par un requin.

On se contentera de la balançoire…

On avait prévu une après-midi au musée Villele, qui retrace l’histoire de l’esclavage sur l’île, mais malheureusement arrivés au portail, un panneau indique qu’il est fermé jusqu’au 19 décembre … Très contrariant, car le sujet me tenait à cœur…

On se rabat sur un plan B–, l’aquarium de Saint-Paul. On va dire que ça nous a reposés. Les photos ne rendent rien.

La murène a toujours la bouche ouverte pour mieux faire circuler l’eau de mer, qu’y disent. Bon ici, elle l’a fermée
Les murènes sont carnivores. Certains poissons sont nourris individuellement pour mesurer leur alimentation (pas toujours tout aux gros)

Mais il y avait aussi quelques panneaux d’information sur l’île de la Réunion qui rappellent que c’est une jeune île volcanique émergée il y seulement 2 millions d’années, et que la partie émergée ne représente que 10% du volume total. On est bien peu de choses.

On apprend également qu’elle est 200 fois plus petite que la métropole française, que ses eaux sont en moyenne à 24° (je confirme !) et que l’amplitude des marées n’est que de 1 mètre.

La salinité de l’eau de mer à la Réunion est d’environ une cuillère à soupe par litre. Et si on devait répandre sur terre tout le sel contenu dans tous les océans (quelle idée !), on aurait une épaisseur de 150 m.

Il y avait aussi des coraux, des requins, mais pas de photos, on a déjà assez rigolé comme ça.

2 Replies to “Mardi 25 novembre (2) : après les airs, la terre et la mer”

  1. Mélanomes et requins…Ça a le mérite d’être clair : on n’ira pas vous sauver et vu l’avertissement, vous déclinez toute poursuite future ! Nous voilà avisés ! Heureusement qu’il y a ce joli aquarium parce que la plongée touristique est sûrement impossible vu qu’il n’y a plus de moniteurs en vie ! La Réunion fait penser à Alcatraz ! Entourée de requins ! Quel dommage…Y a sûrement beaucoup de piscines dans ce pays ! ( oui, je sais que c’est pas un pays tech I techniquement) Merci pour les belles photos, comme d’hab ! MF

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  2. mais pourquoi les poissons sont ils si jolis par là bas ! Pas la murène bien sûr qui est plutôt effrayante…

    profitez bien, bises fraîches de l’ Aveyron qui bénéficie d’un petit vent du nord revigorant !

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Sans tambours ni trompettes

Blog voyages de deux jeunes retraités, n’offrant ni conseils ni bonnes adresses, juste des cartes postales sympas (comme nous) pour garder le contact avec la famille et les amis que ça intéresse. Et ça servira de pense-bête quand nos neurones joueront à cache-cache.