Mercredi 2 juillet : le MoMA, une visite culinaire de Washington Heights et le beau parc Fort Tryon

Ce matin, en route pour le MoMA – le Museum of Modern Art de New York – à pied, car ce n’est pas très loin de l’hôtel. En route, on est prévenus :

… les flingues restent à l’hôtel !

Immense musée et nous n’avons que 2 heures à lui consacrer…  Mais c’est comme dans tout, ce n’est pas la quantité qui compte, alors on restreint notre choix sur l’époque la plus ancienne du musée, au 5ème étage : les années 1880 à 1940, et tant pis pour le modernisme du coup, mais il faut un début à tout. Faudra revenir…

Ci-dessous un choix tout-à-fait personnel de quelques oeuvres qui m’ont plu.

Ca démarre très fort avec cette toile de Picasso, sobrement intitulée « le Charnier »… une toile monumentale sur les horreurs de la 2nde guerre mondiale, commencée quelques mois seulement après qu’il ait déclaré qu’il ne voulait pas peindre la guerre.

The Charnel House – 1944-45 (huile et fusain)
Picasso s’est inspiré des nombreuses photos publiées dans les journaux montrant des amoncellements de corps lors de la libération des camps de concentration nazis. Il dépeint les membres d’une famille brutalement enchevêtrés sous une table de salle à manger. Même abstrait, le tableau est dramatiquement expressif

On change de registre avec l’ami Dali et son impressionnant buste de femme, conçu en 1933 et certains éléments reconstruits en 1970 (le pain, peut-être ?…).

Retrospective bust of a woman
La légende détaille les matériaux utilisés : porcelaine peinte, pain, maïs, plumes, peinture sur papier, perles, encrier, sable et deux stylos
L’assassin menacé – René Magritte – 1927
On rentre totalement dans l’histoire et on cherche qui est l’assassin et qui menace…
Objet – Joan Miro – 1936
(cadeau de M. et Mme Pierre Matisse au musée en 1965)
Le titre est vague mais la description est précise : perroquet empaillé sur perchoir de bois, bas de soie fourré avec jarretière en velours et chaussure de poupée en papier suspendue dans un cadre en boisson creux, chapeau melon, boule de liège suspendue, poisson celluloïde et carte gravée
Gas (= carburant, essence) – Edward Hopper – 1940 (huile sur toile)
The portrait – René Magritte – 1935
Très fort contraste entre le réalisme de la bouteille, du verre et des couverts, et cette tranche de jambon qui nous regarde d’un oeil… pensif ? Vous lui donneriez quel attribut à cet oeil, vous ?
Et Puis Nous Vîmes la Fille du Minotaure – Leonora Carrington – 1953
Roue de Bicyclette – Marcel Duchamp – 1951 (troisième version, après la perte de l’original de 1913)
Et en plus, elle tourne ! Pour les quelques hésitants qui cherchent la connexion entre l’art et une roue de bicyclette, rien de mieux que l’artiste lui-même pour aider à la trouver : https://www.moma.org/audio/playlist/296/3787
La fenêtre bleue – Henri Matisse – Issy les Moulineaux 1913
C’est une vue de la chambre de Mme Matisse, avec des objets quotidiens au 1er plan,
et le toit de l’atelier de l’artiste au 2nd plan
The Park– Gustav Klimt – 1910 ou antérieur
N’est-il pas magnifique ce parc ?
Les demoiselles d’Avignon – Picasso – 1907
La réaction choquée des premiers à voir ce tableau dans son studio parisien en 1907, combiné à son titre dérangeant pour l’époque qui évoque des travailleuses du sexe, ont freiné Picasso à l’exposer pendant les presque 9 années suivant sa conception.
La nuit étoilée – Vincent Van Gogh – 1889
Il y avait presque autant de monde devant ce tableau que pour la Joconde au Louvre… Mais j’ai réussi ! Les couleurs de la photo ne reflètent pas du tout la profondeur du tableau. C’est beaucoup mieux en vrai !
Port en Bessin entrée du port- Georges-Pierre Seurat – 1888
Le voyage dans la lune – film de Georges Méliès de 1902
Ici le célèbre passage quand la fusée atterrit dans l’oeil de la lune (8 s sur les 12 mn du film).
Inspiré par le premier film des frères Lumières, et par les romans de Jules Verne ou H.G. Wells, Méliès réalise là le 1er film de science-fiction.
Costumes, décors, effets spéciaux, tout y était déjà !
Et toujours de grands  volumes bien agréables

Pris par le temps pour honorer notre RV de 13h30 avec la guide, on a déjeuné (très bien !) sur place et sur le pouce quand même. Et on est arrivés bien en retard au RV (retards sur la ligne de métro, gourance à la sortie du métro, on est partis dans l’autre sens… C’est pas comme si on avait été scouts !). Mais pas de stress, la guide était sympa et comme on était les seuls, elle a eu la gentillesse de nous attendre.

Elle nous a emmenés dans des quartiers assez peu visités de Washington Heights, un quartier du district de Harlem, dominé par une forte population dominicaine. On commence par faire un tour dans un supermarché de quartier, au rayon des fruits et légumes, dont la plupart viennent des îles.

la racine au 1er plan est du yuka, qui rappelle la pomme de terre une fois cuite
Comme dit précédemment, ça parlait bien espagnol tout autour de nous
Explosion de couleurs et de variétés de légumes !

Martine notre guide nous emmène ensuite en bus dans un autre quartier, pour prendre une rue qui mène à un ancien manoir historique. Cette rue est bordée par un alignement d’anciennes maisons à colombages, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver ici. 

Beaucoup d’artistes habitent ce quartier nous a dit la guide

Au bout de cette rue, on débouche sur le manoir Morris-Jumel, à l’origine la résidence d’été d’un colonel britannique Morris, devenu à l’automne 1776 le quartier général de George Washington et de son fidèle Hamilton dans leur combat pour l’indépendance.

Le manoir est entouré d’un charmant jardin, très calme.
petit coin d’herbes aromatiques… un peu folles !

On poursuit notre chemin en s’arrêtant dans une petite échoppe de restauration rapide portoricaine ou dominicaine je ne m’en souviens plus. Martine achète quelques petits encas typiques que nous irons déguster dans un parc voisin.

Au passage, on admire ces belles façades en brownstone
puis ce très beau parc en hauteur
où on a savouré nos … (j’ai aussi oublié le nom), et une boisson délicieuse
Et on a une vue splendide sur le pont George Washington et l’Hudson river

Et à la sortie du parc, Martine nous paye une glace !

Au second plan, des joueurs d’échecs

On reprend le bus et Martine nous fait découvrir un parc magnifique, le Fort Tryon Park : merci au milliardaire David Rockefeller qui offrit ce parc en hauteur à la ville de New York en 1930, en se réservant le sommet pour y « importer » et reconstituer un monastère et 4 cloîtres du midi de la France.

Mais c’est le jardin que nous allons visiter, le Heather Garden- ou jardin des bruyères – un véritable havre de paix en pleine ville. Comme beaucoup de monuments ou de sites historiques à New York, c’est un trust privé qui s’occupe de la préservation et de l’entretien.

D’après mon appli, ce serait des Sceaux-de-Salomon à deux fleurs… pour votre information
Et là, nous sommes sur de l’hosta à feuilles de plantain. C’est beau…

C’était tellement beau ce parc, que je pense que c’est là que j’ai perdu mon chapeau, quelque part sur l’un de ces bancs🤠. Ensuite on est rentrés en métro. Le métro à New York fait au moins 2 fois la longueur de celui de Paris!

Et RV demain pour la suite de nos aventures newyorkaises.

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Sans tambours ni trompettes

Blog voyages de deux jeunes retraités, n’offrant ni conseils ni bonnes adresses, juste des cartes postales sympas (comme nous) pour garder le contact avec la famille et les amis que ça intéresse. Et ça servira de pense-bête quand nos neurones joueront à cache-cache.