Petits villages et grandes montagnes

Samedi 1er juin

Après avoir passé la nuit dans un camping… disons rustique, mais ombragé, on part en moto-rando vers les villages perchés de la région de la Barbagia.

On va tenter de percer le secret de cette région montagneuse de l’Ogliastra où on dénombre le plus grand nombre de centenaires de l’île. Est-ce l’huile extra-vierge tirée des oliviers plantés à perte de vue, ou les vignes qui produisent le vin rouge sarde cannonau ? Ou sont-ce les fromages forts issus des troupeaux pâturant parfois en liberté au bord des routes ?

Les forêts de chênes verts alternent avec les blocs de calcaire pour former de superbes paysages sauvages qui s’étalent jusqu’à la mer.

Entre 2 rochers proéminents, surgit le village de Jerzù, accroché à sa montagne comme la moule à son rocher. Mais je m’égare… C’est l’air de la mer.

Un peu plus haut, c’est le village dUlussai qui nous offre ses rues étroites et pentues, où circulent pourtant nombre de – petites – voitures. 

🎵 C’est une maison rose… 🎶

On tombe en plein milieu d’un Festival d’escalade et de slackline.

J’aurais appris un mot aujourd’hui : le slackline – en français… slackline – c’est du funambulisme mais sur une sangle souple (en polyester), tendue entre 2 ancrages, non stabilisée. Et pas d’accessoires genre balancier pour l’équilibre. Ben oui, sinon c’est trop facile 😊.

Et on a vu 2 slackeurs progresser lentement sur leur sangle entre les montagnes à chaque bout du village, très haut dans le ciel.

Pas très photogénique mais très impressionnant
Bien sûr est-il besoin de préciser qu’ils sont attachés à la sangle ?
Des petits enfants sautillaient dans tous les sens, répétant peut-être une danse avec leur maîtresse. Au 1er plan un acrobate de cirque
Le terrain de jeux des festivaliers : les falaises surplombant le village
Village natal d’une artiste, Maria Lai, qui a imaginé et organisé avec la population l’installation de kilomètres de rubans bleus reliant leurs maisons au relief
Un stand de préparation de raviolis, les « anciennes » montrant aux jeunes

On a acheté un petit pot de miel aux chardons et on a déjeuné dans un petit bar snack en bas du village.

On est repartis ensuite à l’assaut du Mont Armidda, qui culmine à 1270 m.

En cours de route, on passe au-dessus du village abandonné de Gairo Vecchio, d’où les habitants durent partir en raison de glissements de terrain à la suite de pluies torrentielles en 1951 et 1953. Il reconstruisent le village un peu plus haut.

Une petite barre Mars, et ça repart !

De là, on profite d’un somptueux panorama sur la vallée.

Notre ancienne petite moto est courageuse, mais à deux anciens dessus, pas vraiment légers (euphémisme…) et sur une route qui grimpe et qui grimpe, au bout d’un moment, elle en peut plus et elle manque d’air. À 20 ou 30 m du sommet, elle crache, s’arrête, et… la suite en vidéo :

Ça grimpe beaucoup mieux tout seul… 🥴

La route s’arrête à 1150 m d’altitude.

Des paysages sauvages à 360°
Le spectacle était grandiose, d’autant plus que nous étions seuls

On termine la boucle de la journée en redescendant par la ville de Lanusei, toujours à flanc de montagne, avec de beaux panoramas.

Des immeubles sur pilotis ? Aie confiance…

Retour au camping et soirée Rummikub (j’ai gagné 3 fois hé hé hé…) 😂

6 Replies to “Petits villages et grandes montagnes”

  1. c’est très sympa la slackline, Alice en a fait un peu mais c’est vraiment difficile. 

    Oh la chance la cours de cuisine pour faire des raviolis, je t’envie. 

    c’est spécial les immeubles sur pilotis, pourquoi est-ce qu’ils ont fait ça? c’est un parking en dessous? 

    J’aime

    1. La slackline à 50 cm du sol, ça m’irait bien aussi 😅 Pour les raviolis, tope là, on en fera cet été !Pour les immeubles sur pilotis, aucune idée, ça nous a intrigués de loin

      J’aime

  2. Encore une magnifique escapade malgré les protestations de la moto.
    Moi aussi j’ai appris «  slackline »…Déjà que le mot donnait des frissons, ben la description est pire ! Comme si le bungee n’était pas suffisant ! Ah là là ! Est-ce que qui marchent sur la corde « pas raide », sont les centenaires?… qu’on n’a pas vu par ailleurs, sauf si mamie ravioli a 110 ans et qu’elle cache bien son jeu…

    J’aime

  3. c’est bien joli et sauvage mais heureusement que la petite moto est là pour monter les côtes ! (ou la plus grande partie !)

    bises

    J’aime

Répondre à Hélène Annuler la réponse.

Sans tambours ni trompettes

Blog voyages de deux jeunes retraités, n’offrant ni conseils ni bonnes adresses, juste des cartes postales sympas (comme nous) pour garder le contact avec la famille et les amis que ça intéresse. Et ça servira de pense-bête quand nos neurones joueront à cache-cache.