Sardaigne, nous voilà !

Jeudi 23 mai 2024

Nous sommes arrivés tranquillement au port de Barcelone, hier en milieu d’après-midi pour un embarquement à minuit moins une le soir. Tous les camping-cars et camionnettes ont été parqués au bord du quai, et nous avons vu notre bateau arriver et se garer au bord du quai devant nous.

Belle bête !

Accoudés aux balustrades devant le quai, en bons français que nous sommes, on a eu tout le temps de persifler…

Zéro émission, mon… oeil !

Le capitaine a dû nous entendre parce que moins de 5 mn après, les cheminées se sont arrêté de cracher.

Toujours à glander devant le monstre, je me mets à penser au Titanic… et je trouve que le nombre de canots de sauvetage paraît bien faible au regard du nombre de passagers (et on n’a pas réservé en 1ère classe)…

Même en doublant le nombre avec l’autre flanc… ça fait jamais que 6 canots…
Et quand je demande à Alain « à ton avis ils peuvent contenir combien de personnes les canots ? » Il me répond l’esprit taquin « Ben c’est écrit dessus… » Ha. Ha. Ha.

Le soir sur le bateau, on voit les « vrais », pour la piétaille :

Toujours est-il qu’on a dû attendre jusqu’à 23h30 avant de pouvoir embarquer (les derniers!), et on a quitté Barcelone avec une demi-heure de retard.
Mais quelle importance ?

Vue de Barcelone depuis le bateau quittant le port… Heureusement que la ville a (beaucoup) mieux à montrer

Après un tour rapide du bateau, on retrouve (difficilement) notre cabine et on se couche.

On a déjà pris quelques ferries dans notre vie – Irlande, Norvège, Corse, Grèce… – et je crois pouvoir dire que la Compagnie Grimaldi Lines se situe au bas de l’échelle… Propreté de la cabine, bof, bof (je vous épargne les détails…). Amabilité du personnel, comment dire… on peut patienter 5 mn devant eux sans qu’ils lèvent un cil, pendant que les conversations entre eux vont bon train. On ne comprend rien aux annonces haut-parleur, tellement ils débitent vite, la petite partie en anglais avec l’accent tellement italien (30 secondes en italien, 20 secondes en espagnol, et 10 secondes en « anglais »). Bref, très déçue, moi qui adore les traversées en ferry.

Aucune importance après tout, on arrive à bon port et c’est le principal. On débarque à Porto Torres dans le nord de l’île et on prend la route pour aller admirer la très belle basilique Santissima Trinità di Saccargia, à une quarantaine de km dans les terres. Un endroit isolé, au milieu de la garrigue entre des collines d’oliviers. Magnifique !

La minute historique : fondée au 12ème siècle par un ordre toscan, l’église et le monastère attenant furent restaurés de 1903 à 1906. La particularité de cette église – connue comme la plus spectaculaire de Sardaigne – est sa structyure faite d’une alternance de bandes blanches de calcaire et noires de lave basaltique. De style roman-pisan (comme vous peut-être je ne sais pas ce que le « pisan » rajoute au roman… et on y survivra, comme vous…), l’ensemble est harmonieux et élégant « d’un point de vue architectonique » comme le souligne le panneau d’information.

Son nom viendrait de l’une des sculptures en forme de vache, Saccargia viendrait du sarde « sa vacca arza » qui signifie « la vache au poil tâché », sachant que la vallée où nous sommes est une terre de pâturages de bovins depuis toujours. Mais une autre hypothèse attribue son nom à un terme phénicien « sachar » qui signifie « endroit clos », en lien avec la vallée, fermée de tous côtés par des plateaux de rochers volcaniques. Pour ma part, je préfère la première version.

L’intérieur (3 petits euros l’entrée) est surprenant.

On est saisis par l’étroitesse de la nef, renforcée par la hauteur des murs, le plafond en bois, et les teintes sombres, le tout formant un ensemble à l’aspect austère et strict, assez typique du christianisme de l’époque.

Je vous fais grâce de l’énumération des quelques oeuvres, les peintures de l’abside datent également du 12ème siècle.

ça fissure !
Cette madone en bois est toujours vénérée lors des grandes fêtes pascales

L’endroit est calme et idyllique, on décide d’y rester pour dormir. On est tout seuls, il fait beau et on attend la nuit pour voir l’église éclairée.

Mes vaines tentatives de selfies pour avoir l’église en entier et nous devant…
Et celle d’Alain, une seule prise….

Bilan de la journée : 100% positif !

23h00 : mise à jour – si on peut dire ! – avec quelques photos de nuit

Voici les vaches sculptées mentionnées plus haut
…et dodo !

5 Replies to “Sardaigne, nous voilà !”

  1. Est-ce que au lieu de « la vache au poil tâché », ce ne serait pas plutôt la vache au poil rayé, au vu de l’édifice?

    Très joli!

    J’aime

  2. Sacrée début d’aventure,
    Ce premier post m’a bien fait rire 😁.
    Surtout les 2 Français marmonnant devant le ferry ⛴️.
    Et si possible, une petite photo 1900 ne serait pas de refus…..
    Bisous

    J’aime

Répondre à Bastien D Annuler la réponse.

Sans tambours ni trompettes

Blog voyages de deux jeunes retraités, n’offrant ni conseils ni bonnes adresses, juste des cartes postales sympas (comme nous) pour garder le contact avec la famille et les amis que ça intéresse. Et ça servira de pense-bête quand nos neurones joueront à cache-cache.