Vendredi 29 septembre
Capitale du Salento – la province qui occupe la pointe du talon de la botte italienne – Lecce a connu au cours de son histoire de nombreuses occupations successives – dont de fréquentes attaques ottomanes pendant près de mille ans, qui prennent fin en 1571 avec la victoire de Lépante.
Pourquoi ce petit rappel historique ultra-succinct ? Parce ce que c’est à partir de cette époque qu’est né le style baroque de Lecce, ou « barocco leccese », qui clôt les constructions défensives pour laisser place à l’imagination, à l’exubérence et à la liberté créative. L’architecte Giuseppe Zimbalo est à l’origine de nombre de ces réalisations baroques à Lecce et dans la région. En outre, la branche espagnole des Habsbourg qui régnait à Naples a encouragé cette profusion de richesses décoratives, sublimées par la pietra leccese, une pierre blanche au grain fin qui se dore au fil du temps, malléable et facile à travailler, et qu’on trouve à foison dans la région.
On a démarré très fort notre visite par la place du Duomo.

Quel spectacle ! Une place voulue monumentale par le fameux Zimbalo, à peu près carrrée, quasi fermée par un propylée (on apprend des mots !), c’est à dire une sorte de vestibule, de porte d’entrée vers la place, formé de deux édifices qui se font face, chacun rehaussé de statues :


Face à l’entrée, la superbe cathédrale – le Duomo – reconstruite au 16ème siècle toujours par Zimbalo, arbore un portail somptueusement décoré.

L’intérieur n’est pas en reste, avec un plafond en bois orné de trois peintures figurant Saint Oronce dans ses oeuvres (prêche, martyr et protecteur de la ville contre la peste).



et nombre de chapelles à qui sera la plus brillante…

… ou la plus chargée en décorations…


Un escalier descend à la crypte, impressionnante avec ses pas moins de 92 colonnes, avec chacune une décoration différente !


entièrement restauré récemment
Et je vous fais grâce de la salle de décomposition accessible dans une cave adjacente où étaient entreposées les dépouilles des nobles et cléricaux avant leur transfert dans un ossuaire.
La cathédrale est flanquée d’un campanile, au sommet duquel nous sommes montés pour profiter d’une vue de la ville à 360°.








Face au campanile, ou à droite quand on rentre sur la place, se trouve le Palais de l’Antique séminaire :


On peut y voir les trésors de la cathédrale et d’autres églises de Lecce, quelques peintures, vêtements sacrés, statues peintes et parchemins lithurgiques.







Une chapelle complète l’ensemble :



Le guide parlait d’un tapis de 68 m² offert par Joachim Murat, Roi de Naples pendant quelques années, mais je ne l’ai pas vu. C’est en sortant qu’Alain, à qui rien n’échappe, m’a dit l’avoir vu roulé dans une pièce du RdC… Je m’en remettrai.
On quitte cette place incroyable pour suivre un circuit riche en palais et églises…


… et le nez en l’air pour ne rien rater des détails des balcons, corniches, portails ou encadrements de fenêtres qui regorgent de décorations et motifs végétaux, figuratifs, animaliers…






Encore des églises -ce n’est pas pour rien que Lecce est surnommée la ville aux cent églises (qu’on se rassure, on ne les a pas toutes visitées !)





On arrive enfin, sur les coups de 6h du soir, à la Basilique di Santa Croce, dont la splendide façade a été remaniée par … ? Bravissimo, par Zimbalo, je vois que tout le monde suit :-)

Sauf qu’on arrive en plein mariage et que pour y acccéder, on devra attendre quelques minutes la sortie des nouveaux époux, au milieu des invités. On se serait cru dans une scène du Parrain, avec tous ces costumes sombres endimanchés.


Cette façade resplendit au soleil couchant (peu de recul pour prendre les photos, et le soleil ne donne qu’en haut.




L’intérieur n’est pas en reste, avec de la pierre de Lecce exclusivement


qui se concurrencent en termes de richesse et d’originalité



et je crois qu’on peut y aller là

(plutôt modeste la façade, après la basilique…)
Après toutes ces émotions, rien de tel qu’un bon dîner en terrasse, dans une librairie-énothèque-restaurant-bar (ils ont tout compris !). Les linguine aux moules et les spaghettis à la crème de pistache étaient tout simplement délicieuses.

Et nous avons terminé la soirée en beauté en retournant admirer de nuit la place du Duomo. C’était tout simplement sublime, avec la pleine lune en prime..





On y retournera dans deux jours, pour finir la viste de la ville. Demain c’est journée off, balade sur la côte et tutti quanti !
Arrivederci !


Quelles époustouflantes photos de la cathédrale au coucher du soleil, et même de soir ! C’est magnifique !
Alors bravo pour le bon souper mais j’avoue n’avoir jamais entendu ça des pâtes à la crème de pistache !!!!!
Bonne journée de repos xxxxxx
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C’était juste sublime ! Riche… mais sublime 😊 (aussi bien les monuments le soir que les spaghettis !)
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