Martina Franca, Cisternino et la vallée d’Itria : encore des trullis, des murs chaulés, du sacré et des oliviers

Mercredi 27 septembre

On serait tenté de se dire qu’on risque l’indigestion ou le sentiment de « déjà vu » devant les murs blancs, les églises baroques et les oliviers. Mais pas du tout, parce que chacune de ces villes a un petit quelque chose de spécifique, peut-être pas forcément visible sur les photos.

Ici, à Martina Franca, les maisons sont plus nobles, le côté baroque plus marqué, et les palazzos nombreux avec leurs élégantes façades, leurs balcons ventrus et fenêtres ou portails ornés de volutes.

On a déambulé – c’est ce qu’on fait de mieux en ce moment – le long de ses rues, et on s’est laissés impressionner par son imposante basilique di San Martino, sa façade…

… avec son bas-relief représentant Saint Martin de Tours coupant un morceau de sa cape pour la donner au Christ (un peu chiche, non ?) …

L’intérieur, riche de marbre et style baroque bien sûr…

…et de chaque côté de l’autel datant de 1773….

…de jolies statues, figurant l’une la charité et l’autre l’espérance (un mauvais esprit pourrait persifler que la seconde renvoie la balle à la première sur le thème « tu peux toujours espérer pour la charité », mais n’allons pas fâcher le Pape…)…

Laquelle est laquelle ?
Le petit ange assis : « Oh, ça sent pas très bon par ici… »

N’oublions pas la charmante petite Madonne bergère, resplendissante avec ses couleurs vives, dans ses habits pas très représentatifs d’une bergère.

En revanche, le quartier La Lama au sud de la ville, est un étonnant foisonnement de petites maisons blanchies à la chaux, avec du linge pendu aux fenêtres ou mis à sécher sur un étendoir aux porches des maisons, dans un enchevêtrement de rues où les touristes inconscients que nous ne sommes pas pourraient aisément se perdre.

Grosses autos interdites ! Quelques-unes circulent dans ces rues tortueuses… et ça passe ! (Des fois en frottant un peu les murs toutefois…)

Un dernier clin d’oeil ci-dessous avec ce nom de rue tout à fait accueillant !

A une petite dizaine de kms de là, la ville de Cisternino, perchée sur une colline, a un lourd passé historique, Hannibal ayant fait raser la ville en 216 avant J.C., qui n’a été reconstruite que 10 siècles plus tard par des moines venus d’Orient.

La ville aurait autrefois attiré les hippies, auxquels auraient succédé beaucoup d’Anglo-saxons ayant acquis des propriétés. La ville épouse totalement le style des villages de la région, murs blancs, dominant la vallée, entourée d’oliviers et de vignes.

Vue panoramique sur la vallée sur tout le tour de la ville
Sur la droite, un donjon des 12-13ème siècle… et des papys qui me surveillent du coin de l’oeil, semble-t-il…
La Chiesa Madre, à la façade romane toute simple (remaniée au 16ème siècle)…
…et sa Vierge à l’enfant sculptée en 1517
Exellentes gelati au café de la place
Et ça discute sur les piazzas…

A venir quelques commentaires sur les oliviers omniprésents !

5 Replies to “Martina Franca, Cisternino et la vallée d’Itria : encore des trullis, des murs chaulés, du sacré et des oliviers”

  1. J’ai adoré le baroque de Martina Franca, surtout l’architecture des façades en courbes… C’est quoi les balançoires ou les passerelles avec une citation (?) à la 6ème photo en partant du haut? Bon, désolée, j’ai pris un peu de retard, avec les petits-enfants, on est bien occupés…

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    1. Moi aussi ça m’a bien plu ces façades aux couleurs décaties avec un arrière goût de splendeur passée.
      Pour répondre à ta question, c’était effectivement des petites maximes écrites sur des bouts de bois à lire en levant la tête. Traduction de celle sur la photo :
      « le côté positif des chaussures serrées est qu’elles vous font oublier vos autres problèmes »

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  2. Magnifico ! Oliviers, palais, balcons fleuris, tout est superbe. Merci pour ces belles photos et le commentaire qui les accompagne
    Bisous de St Etienne d’ où June vient de partir pour l’ Islande, les photos vont se répondre d’ un bout de l’ Europe à l’ autre !

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Sans tambours ni trompettes

Blog voyages de deux jeunes retraités, n’offrant ni conseils ni bonnes adresses, juste des cartes postales sympas (comme nous) pour garder le contact avec la famille et les amis que ça intéresse. Et ça servira de pense-bête quand nos neurones joueront à cache-cache.