Peschici et Vieste, de la pêche au tourisme

Jeudi 21 septembre

0n abandonne le camping car en toute confiance au petit camping de Rodi Garganico, notre camp de base depuis mardi soir. On a eu le temps de se reposer toute la matinée en raison d’un temps disons changeant entre petites averses et furtifs rayons de soleil.

Après une réunion au sommet où chacun a pu développer ses arguments (on y va-t-y ou on n’y va-t-y pas ?), on décide de la jouer « aventurier » et on sort la moto pour aller visiter les deux villes de Pischita (3 étoiles au guide vert) et Vieste, chef-lieu du Gargano à l’extrême pointe de la presqu’île.

Ces anciens villages de pêcheurs surplombant la mer pêchent surtout les touristes depuis semble-t-il pas mal d’années. Mais ne gâchons pas le plaisir de déambuler dans ces rues dominant la mer, bordées de maisons aux murs blanchis.

Peschici, notre première étape, regorge de ruelles pavées à l’ancienne, de petites échoppes touristiques qui par leur modestie n’entravent pas le charme traditionnel de la ville.

C’est le village de l’époque qui avait inspiré à l’auteur Laurent Gaudé son roman Le Soleil des Scorta, primé au Goncourt 2004 (publicité gratuite). Autant je me rappelais l’atmosphère étouffante du roman, magnifiquement rendue, autant j’ai eu peine à imaginer 20 ans plus tard une histoire semblable dans ce qui était devenu une petite ville plutôt dans l’air du temps. Et tant mieux pour ses habitants s’ils ont trouvé la source touristique pour mieux vivre. Mais je trouve l’éloge du Michelin (le guide, pas le bonhomme…) un peu surfait.

Après un arrêt à la pompe – où nous avons côtoyé d’autres clients plutôt inhabituels…

… nous voilà repartis, mais manque de bol sous la pluie pendant une petite dizaine de km. On arrive donc à Vieste après une séquence plutôt revigorante de « mouillé-séché » (c’est l’avantage de la moto, en quelque sorte…).

Vieste – du nom de Vesta la Déesse de la maison, d’où son nom – nous apparaît plus animée que sa voisine, à moins que ce ne soit l’effet sortie de sieste, méfions-nous des jugements hâtifs.

On s’arrête sur une place au pied de la vieille ville et on demande à un papy qui se trouve là si on peut s’y garer. Il nous répond que non c’est pas autorisé mais que oui on peut quand même… On retient la fin de la phrase en le remerciant et on grimpe visiter la ville.

Agréable balade le long des rues médiévales.

Le château, zone militaire

À noter un épisode historique sanglant dans l’histoire de cette ville, celui survenu en 1554 avec le massacre des femmes, enfants et vieillards sur une large pierre par un pirate turc – de son petit nom Draguth – qui s’était emparé de la ville à la tête de plus de 70 galères, et avait emmené tous les jeunes gens et hommes valides en esclavage. La pierre porte le nom de Pierre Amère (Chianca Amara).

Mais rira bien qui ria le dernier parce que par un coup du destin, le turc serait mort une dizaine d’années plus tard, embroché par un gros morceau de pierre tiré par un canon et qui aurait ricoché. Voilà, si vous êtes à court d’histoires pour endormir les petits, vous me demandez.

Et pour terminer sur une note (bien) plus gaie, arrêt obligatoire dans une gelateria…

Un petit air inspiré, parce que la glace et nous, c’est du sérieux !

Un dernier mot sur les trabucchi, ces installations cousines des carrelets de Gironde, mais en plus imposants. Il s’agit de grandes plates-formes de bois qui tendent des filets au-dessus de la mer et les descendent au moyen d’un treuil à contrepoids, un technique de pêche très ancienne.

Demain retour à la spiritualité au Monte Sant’Angelo (lecture facultative, ne compte pas pour l’examen final).

2 Replies to “Peschici et Vieste, de la pêche au tourisme”

  1. Ah c’est beau ! Et ça change des endroits plus touristiques de l’Italie – car oui, quand on part de loin et pour pas longtemps, on se concentre sur Rome, Venise, etc…Mettez-en que c’est du sérieux la gelato ! J’en ai même fait deux fois durant l’été!
    Je ne savais pas que vous aviez la moto ! Est-elle dans le camping car en plus ?
    Et merci pour les belles histoires d’horreur! Ca va nous inspirer pour l’Halloween !

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    1. Oui la gelato mérite à elle seule le voyage ! Et on devient facilement addict à cette came !
      Oui la moto rentre dans la soute, ce n’est qu’une petite 125, et à 2 dessus, tu pourrais marcher à côté de nous dans les côtes 😂

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Sans tambours ni trompettes

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