Départ Aveyron – Arrivée les Pouilles (Puglia)

Dimanche 17 à mardi 19 septembre

Prêts pour le grand départ, un petit coucou version mauvaise conscience à la chatte qui ne se doute pas qu’elle va avoir la maison pour elle toute seule pendant quelques semaines (mais on sait qu’on va lui manquer et vice-versa). On essaie de penser à ce qu’on va oublier mais forcément rien ne vient (le soir même on a vu qu’on n’avait pas pris le Rummikub ni les cartes…).

On avait prévu 3 jours pour descendre dans les Pouilles, et c’est exactement ce qu’il nous a fallu comme temps pour gagner le parc national italien du Gargano, l’éperon de la botte italienne situé au nord de la région des Pouilles, début de notre périple.

Dimanche, on a parcouru environ 500 km à travers la Lozère et la Drôme jusqu’aux Alpes de Haute Provence où on s’arrête comme prévu à Barcelonnette, dans la vallée de l’Ubaye, juste avant la frontière italienne.

Lundi, on grimpe dans la montagne et on traverse la frontière par le colle della Madalena

Fake news : y’en a pas partout des poubelles en Italie !

…et premiers tours de roues en Italie, où nous n’étions pas retournés depuis notre voyage en Sicile en 2007 !

Versant italien, on retrouve la petite route sinueuse jusqu’à Cuneo

On roule gentiment toute la journée, on traverse Gênes et sa multitude de ponts, dont on constate qu’ils sont pratiquement tous en chantier depuis nos (lointains) derniers passages, certainement en raison de la catastrophe de Gênes d’il y a quelques années.

Des tunnels, beaucoup de tunnels, souvent tout neufs !

…soit environ 440 km parcourus depuis le matin dont au moins 2 heures perdues dans Pise. En effet, voulant éviter les autoroutes, on s’est retrouvés embringués dans Pise et son agglomération (et oui on l’a vue de loin, et Elle penche toujours !).  Comme on avait assez rigolé comme ça, on s’est arrêtés un peu plus loin pour passer la nuit à Montepoli, petite ville au sud de Florence.

Mardi

Je recommande la visite de cette charmante bourgade, ses belles maisons colorées, ses mamies qui balaient le pas de leur porte pourtant immaculé au soleil de 9 heures, ses petites rues étroites, TRÈS étroites, mais néanmoins à DOUBLE sens, et néanmoins TRÈS fréquentées en cette paisible matinée toscane…  Et est arrivé ce qui devait arriver : on a bloqué la rue centrale, des voitures derrière nous, des voitures en face, une camionnette de chantier garée à gauche, un joli mur jaune pastel avec une petite porte d’entrée et sa petite poubelle posée devant. Au bout d’une trentaine de secondes à se regarder en chiens de faïence – la dame en face dans sa belle grosse voiture et nous dans notre beau gros camping-car – une italienne coincée derrière nous, est brusquement sortie de sa voiture et s’est dirigée d’un pas énergique vers les voitures d’en face en criant avec des grands gestes en un flot de paroles que je résume brillamment par « Reculez, reculez, et RECULEZ !”. Donc, au moins 5 voitures engagées dans la petite rue sinueuse face à nous sont lentement remontées une à une en marche arrière jusqu’à un passage plus large, où notre camping-car francese a pu tranquillement continuer sa route, la honte à peine perceptible sur nos visages, levant un bras reconnaissant en croisant – enfin ! – ces malchanceux. Et non, j’ai pas pris de photo, j’aime le risque mais pas trop…

« Tranquillement” n’est d’ailleurs pas exactement le terme puisqu’on s’est immédiatement retrouvés sur une petite route tortueuse, vraiment TRÈS petite et vraiment TRÈS tortueuse, bordée de chaque côté par de magnifiques arbres bien touffus, dont les branches débordaient abondamment par endroits de chaque coté, voire souvent, au-dessus de la route. On entendait le long raclement des branches qui chatouillait la carrosserie sur notre passage…

Une concurrence sérieuse aux petites routes aveyronnaises

… et ça pendant une vingtaine de km – qui en paraissaient 100 ! – avant de rejoindre enfin une route plus carrossable.

Et quel était l’état du pilote pendant tout ce temps, se demandent ceux qui le connaissent bien ? Eh bien, il a dû avaler une pilule de Tranxène pendant la nuit parce qu’il est resté d’un calme olympien ! L’expérience, sans doute !…

Alors, diront certains, mais qu’allaient-ils faire dans cette galère ? Eh bien, on s’est posé la même question. Et l’explication est venue quelques temps plus tard, en revérifiant TOUS les paramètres du GPS : la case « autoriser les pistes cyclables » était mystérieusement cochée ! D’où la traversée de Pise, et du centre ville de Montepoli, e tutti quanti…. C’est beau la technique…

Après avoir soigneusement revu tous nos paramètres, on a poursuivi les 600 km restant par les autoroutes et routes principales pour achever notre liaison Bonélie-Pouilles dans un charmant petit camping au bord de l’Adriatique où on compte bien souffler et commencer à découvrir cette belle région du Gargano, petite presqu’île montagneuse, patrie du célébrissime Padre Pio… surtout pour les Italiens ! (teasing en attendant le prochain numéro…)

14 Replies to “Départ Aveyron – Arrivée les Pouilles (Puglia)”

  1. Salut les cousins ! Ah que vous êtes chanceux d’aller partout seulement avec 4 roues ( peut-être 6 ? ) ! Très drôle la gaffe du GPS et des pistes cyclables ! Mamma mia ! Tanti auguri e à piu presto !

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Sans tambours ni trompettes

Blog voyages de deux jeunes retraités, n’offrant ni conseils ni bonnes adresses, juste des cartes postales sympas (comme nous) pour garder le contact avec la famille et les amis que ça intéresse. Et ça servira de pense-bête quand nos neurones joueront à cache-cache.