Vendredi 28 novembre : le toujours actif Piton de la Fournaise

Aujourd’hui, grande journée découverte du piton de la Fournaise, depuis la terre après les airs.

Mais pas d’exploit sportif, on se contentera des principaux sites panoramiques jusqu’au sommet du cratère, accessibles en voiture.

Second arrêt (on a loupé le premier on s’arrêtera au retour) au cratère de Commerson, à 2310 m d’altitude. C’est pas la Fournaise, mais c’est même plus impressionnant.

Le cratère Commerson est un ensemble de 3 cratères nés d’une éruption explosive hier, pardon il y a 2000 ans.

Difficile de rendre l’intégralité du cratère sur une seule vue. Il s’étend sur 200 m de long et 235 m de profondeur.

On va pas quitter le site comme ça, sans s’être instructionnés sur le pourquoi du comment. C’est très simple :

Et la petite touche déco avant de partir, un petit centre de table rustique

Plus loin, on poursuit l’aventure (très prétentieux…) avec une vue panoramique sur la plaine des sables.

Ici commence un paysage lunaire, un immense cratère avec un fond sableux dans les ocres foncés. Ça rappelle l’Arizona, mais sans John Wayne.

Au loin la route devient une piste carotteuse qui traverse la plaine
Et voilà le site avant la construction de la route dans les années 30.
C’est saisissant de lugubritude :-))

Arrivés au sommet du rempart du Pas de Bellecombe-Jacob, on a enfin vue sur le fameux Piton de la Fournaise, dont les flancs portent les sombres stigmates des dernières coulées (admirez le style, c’est de moi 😄)

On peut descendre randonner dans le cratère et jusqu’au sommet, à condition de partir avant le lever du soleil. Trop tard pour nous donc, c’est ballot…
Le paysage ne varie pas beaucoup n’est-ce pas ? C’est pour ça qu’on n’a pas fait la rando… Non, pas vrai, c’est trop dur et y’a plein de marches à monter… au retour !

Et en redescendant, on s’arrête au Belvédère du Nez-de-Boeuf, dont on avait loupé le parking à l’aller.

Un petit buisson hippie

Dans l’après-midi on a visité la Cité du Volcan, un musée où est retracée l’histoire de l’exploration du volcan, avec quelques anecdotes historiques.

Les premières traces de fréquentation humaine du massif datent du 18ème siècle. Ils avaient un sacré mérite à l’époque.

Ainsi, en 1768, le gouverneur de l’île, Leonard de Bellecombe, part en expédition avec un ordonnateur (l’équivalent d’un haut fonctionnaire actuel), Honoré de Crémont, et des esclaves porteurs.

Arrivé aux abords du cratère mais incapable de trouver un passage, le gouverneur abandonne et fait demi-tour. Mais Crémont continue et c’est un esclave, Jacob, qui finit par trouver un sentier pour descendre le long du rempart dans le cratère.

Mais le site est quand même baptisé « Pas de Bellecombe » , alors qu’il n’y a jamais mis un pied. Et c’est seulement en 2019 que le site devient officiellement « Pas de Bellecombe-Jacob », en hommage au véritable découvreur de l’enclos. Pour ma part, je trouve que ce n’est qu’une demi-réparation… et toute symbolique puisqu’il ne me semble pas que les panneaux aient été changés.

Difficile d’accès, donc inhabitées, ce fut comme tous les autres cirques de l’île un refuge idéal pour les esclaves « marrons » qui fuyaient les plantations.

Last but not least, un panneau sur le site détaille les mesures de précaution pour assurer la sécurité des populations, touristes et randonneurs, et c’est pas du pipi de sansonnet :

Plutôt rassurant même

Et cherry on the cake, je découvre sur le site de France Info, que le préfet a déclenché à 22h la fameuse pré-alerte ! Sympa, il a très aimablement attendu qu’on soit redescendus.

Sitôt rentrés, on a re-plongé dans la piscine !

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