Vendredi : les incontournables au sud de Manhattan

On démarre la journée en pleine forme après un copieux petit-déjeuner de pancakes, doughnuts et toasts. Pour les saucisses / patates sautées, on va attendre un peu.

On avait bien étudié comment utiliser le métro, et ça a payé : on ne s’est trompé qu’une fois ! Heureusement on avait de la marge (réveil aux aurores) pour attraper le ferry réservé à 8 h 30.

800 personnes peuvent embarquer sur ces navettes

Après une courte traversée d’une vingtaine de minutes, on débarque sur l’île de la Statue de la Liberté. Et on fait comme tous les visiteurs : selfie obligatoire !

Évidemment l’intérêt d’une telle photo se trouve au premier plan

Mais la vedette c’est quand même elle :

Imposante de face…
… comme de dos

Allez, on déroule les symboles du colosse : les chaînes brisées à ses pieds veulent symboliser l’arrêt de la tyrannie et la libération des esclaves, la tablette dans sa main gauche représente la loi sur laquelle est gravée la date de la déclaration de l’indépendance le 4 juillet 1776, et les 7 rayons de sa couronne tentent d’éclairer le monde de raison (beaucoup de brouillard ces temps-ci…). Et cherry on the cake la torche enflammée brandie dans sa main droite qui symbolise la Liberté éclairant le monde. Y’a du boulot !

Tiens les revoilà ces deux-là !

Quelques précisions d’importance puisqu’elle concerne la France 😊 : l’enveloppe extérieure est faite d’un assemblage de plus de 300 fines couches de cuivre, chacune de l’épaisseur de 2 petites pièces de monnaie, coulées dans des moules en bois. C’est l’oeuvre du sculpteur français du 19ème Bartholdi, et la structure de support en fer a été conçue par Eiffel. Que du beau monde !

On termine la visite par un petit musée qui présente quelques pièces originelles, remplacées au cours de restaurations successives.

La torche d’origine, attaquée par la corrosion, a été remplacée en 1984 pour le centenaire de 1986

Et une animation distrayante à la gloire des visiteurs : plusieurs écrans proposent de cliquer sur un choix de photos symboliques – éducation, égalité, citoyenneté, etc, d’y rattacher une photo de soi, qui part sur un immense mur animé où les photos défilent pour aller se fondre sur une silhouette de la statue composée de toutes les photos.

On n’a pas pu résister, on a laissé notre marque pour les générations futures…
Alain a trouvé dommage qu’on atterrisse aux pieds (jamais content 😂)

On a repris le ferry pour l’île voisine d’Ellis Island, là où arrivaient de tous les continents jusqu’à sa fermeture en 1954 les migrants attirés par une vie meilleure.

Le parcours suit naturellement les diverses étapes de contrôles auxquels ils étaient soumis à leur arrivée. On embarque avec eux… La version moderne a un sac à dos au lieu d’une valise…
L’immense salle d’accueil
Contrôle médical obligatoire : pas question d’accepter des personnes malades, qui seraient contagieuses ou incapables de travailler
Pendant leurs quelques heures ou quelques jours / semaines ou mois (suivant les cas) de détention, les gens étaient nourris avec des repas simples mais complets, 3 fois par jour

Et qui payait les repas quand ils étaient détenus ? La réponse qui vient tout de suite à l’esprit c’est que ce sont les détenus eux-mêmes ; eh bien pas du tout ! De façon très surprenante, la loi obligeait les compagnies maritimes qui les avaient amenés à prendre en charge leurs repas pendant le temps de leur détention.

…et soignés dans plus de 40 bâtiments dédiés aux soins médicaux, de la maternité à l’asile psychiatrique
La presse se faisait l’écho de l’importance de ce phénomène d’immigration
On leur faisait aussi passer des tests psychologiques pour repérer d’éventuelles maladies mentales
Une inscription sur le vêtement triait le type de contrôle supplémentaire à effectuer. Ici le « e » pour « eye » supposait un problème aux yeux.
Les contrôles administratifs étaient redoutés, il fallait répondre de façon satisfaisante aux questions, avec l’aide d’interprètes qui parfois traduisaient les réponses à l’avantage des candidats à l’immigration
Eux ressortent heureux d’avoir été acceptés
…quand d’autres n’avaient pas eu cette chance

On se sent très concerné par le courage de ces populations contraintes de quitter leur terre natale, fuyant souvent la misère ou la guerre, pour s’engager sur une voie encore incertaine.

À midi on s’est risqués à acheter un sandwich à l’un des nombreux petits camions de rue (plutôt bons !), et un gobelet de fruits frais très rafraîchissants à un autre stand dans Battery Park. Quand je dis « un », on a mangé chacun le nôtre quand même…

Un mot sur la nourriture : tout est tout simplement hors de prix ! Mais bon, les années d’existence et de mariage, ça se fête !

On avait RV à 14h avec Martine, une guide française, pour visiter le quartier voisin de Wall Street.

Petit square très sympathique

Ce quartier est situé à l’extrême sud de l’île de Manhattan. C’est là que les hollandais puis les anglais se sont établis. New York s’appelait la Nouvelle Amsterdam, et le nom de Wall Street vient du mur (“wall ») de palissades en rondins bois érigé en 1653 par les Hollandais pour délimiter et défendre la ville des attaques d’autres Européens.

On va tout de suite être confrontés au fameux taureau de Wall Street, enfin surtout à son arrière-train qui offre l’opportunité de gagner beaucoup d’argent quand on a caressé ses parties intimes.

Vu la queue – si je puis dire – de plusieurs mètres de long pour effectuer cette action délicate, nous renonçons sans grand remords et nous résignons à n’être jamais riches. Pas grave parce que si on veut, on a le même à Laguiole 😂

Ce quartier doit être un passage obligé pour tous les étudiants en architecture.

C’est un festival de styles anciens –  majoritairement d’influence hollandaise – et modernes, et le résultat final est très spectaculaire.

Le mélange de styles forme assez étonnamment un ensemble assez harmonieux. L’histoire reste ancrée dans l’époque actuelle.

Voilà l’arrière du bâtiment de la fameuse Bourse de New York, et c’est son meilleur profil
Cette sculpture d’une petite fille qui a l’air de défier le monde – The Fierce Girl – avait auparavant été placée face au taureau. Mais elle a été jugée un peu trop insolente, et elle a été déplacée à l’arrière du bâtiment de la Bourse.
Magnifique entrée aux plafonds et sols en mosaïques (spéciale dédicace à MF !) d’une ancienne banque rachetée par un grand magasin
Trinity Church
Jardin-cimetière de l’église Trinity
Encore beaucoup d’escaliers extérieurs, si tipyques de NY
Alain avec notre guide
Un gorille et deux lions
Toujours les mêmes
Inutile de préciser que c’est une ville qu’on visite le nez en l’air

On termine la visite guidée avec l’Oculus, une construction spectaculaire tout en marbre conçue par un architecte espagnol, qui impressionne autant par ses lignes rondes épurées que par sa couleur blanche et son aspect mat translucide.

C’est une gare qui relie le New Jersey voisin avec le métro de New York
Et c’est aussi un centre commercial

Et ne croyez pas qu’on en ait terminé avec les visites aujourd’hui… Il est 16h30 et notre citypass est prévu pour la visite hommage devenue incontournable à New York : le mémorial du 11 septembre 2001.

Les deux emplacements exacts des deux tours sont symbolisés par deux grands bassins, dont les rebords portent les inscriptions des personnes disparues

Par endroits, une rose blanche plantée à la date anniversaire de la personne.

Le mémorial retrace absolument tout le déroulé des évènements, y compris la longue et minutieuse préparation des attentats par les terroristes. Les travaux de déblaiement se sont organisés sur les 2 années suivantes.

Un bout de l’escalier par lequel se sont échappées des centaines de personnes

De nombreux vestiges des tours, ainsi que d’innombrables témoignages sonores des pompiers, policiers et secouristes, survivants et familles, ponctuent les différentes salles.

Emplacement des poteaux en acier de la tour

Très émouvant.

Au-dehors, le seul arbre survivant, un poirier :

Et autant d’arbres plantés que de pompiers disparus, soit 343

On a bien mérité une bière après toutes ces pérégrinations, non ?

Mais on s’est plutôt laissés tenter par un cocktail sur la marina en bord de mer, on va pas saner !
Ne restent ancrés ici que les yachts qui n’ont pas rejoint la lagune de Venise pour le mariage de Jeff

Et ce sera tout pour aujourd’hui !

4 Replies to “Vendredi : les incontournables au sud de Manhattan”

  1. Belle et fructueuse journée !
    Merci pour le roman-photo !
    j’avais écrit déjà mais y a rien qui apparaît…la commande de clavier pour reculer d’une case semble plutôt effacer tout mes messages et… je ne suis pas douée d’avance

    je fais un autre test avec ce présent texte

    autrement, toujours agréable de vous lire !

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  2. merci pour ce beau reportage, on voyage avec vous ! j’espère que vous avez moins chaud que nous, par contre !
    bisous, bisous

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Sans tambours ni trompettes

Blog voyages de deux jeunes retraités, n’offrant ni conseils ni bonnes adresses, juste des cartes postales sympas (comme nous) pour garder le contact avec la famille et les amis que ça intéresse. Et ça servira de pense-bête quand nos neurones joueront à cache-cache.