Jeudi 12 octobre
Et on a voulu se laisser porter pour notre dernier jour par une visite à l’île de Capri.
Et ce matin-là, pas de bol, la météo n’est pas vraiment clémente : brume, fond de l’air plutôt fresco, comme jamais depuis 3 semaines.
Il en faut plus pour nous décourager alors on fonce. Une grosse demi-heure et on gare la moto juste au-dessus du port de Sorrente. Quelques mots avec le « gardien », et un autre motard nous traduit la réponse du gugusse.
Sur le port, on retrouve notre motard sympa, qui se trouve être un guide dans une des compagnies de bateaux qui emmènent les gens sur l’île. On se prend pas la tête et on deale avec Luigi, et une vingtaine d’autres touristes, essentiellement allemands ou hollandais, quelques italiens, 3 filles slovènes ou russes ou ? et 2 amoureux québécois. Pas de raton-laveur.

40 mn plus tard, on débarque à la marina de Capri…




…et notre petit groupe embarque sur un bateau plus petit pour faire le tour de l’île, prestation comprise dans le package de départ.

Sympa la petite balade en bateau, dommage il ne fait pas très beau, et inégal l’intérêt des spots que Luigi nous commente.















(la visite n’était pas prévue dans notre package… mais je pense qu’on arrivera à survivre…)
Une halte baignade est prévue pour les volontaires… Et il y en a, malgré le temps mitigé, dont les 3 filles de l’Est, plutôt courageuses.


Après 1h1/2 de bateau, on rentre au port.

Vu que les 2 villes de l’île sont en hauteur, et pas envie de crapahuter, on signe à nouveau avec Luigi pour prendre un des petits bus bleus de l’île qui fait le circuit.

C’est le salaire de la peur, sans la nitro quand même. Je n’ai toujours pas compris comment 2 bus arrivent à se croiser dans ces petites rues qui serpentent.


Et c’est à croire que les chauffeurs sont payés au tour, tellement ils vont vite. Bon, j’arrête de regarder la route, façon autruche pas vu pas pris.


Et Luigi perd encore un peu plus de crédit à mes yeux quand il nous sort que la rue s’appelle la rue « Mama Mia! »… Ha ha ha, on se poile… Dommage il était sympa au départ.
On arrive donc à Anacapri, sur les hauteurs de l’île, et c’est l’heure de déjeuner. On refuse poliment la proposition de Luigi de l’accompagner dans un restaurant spécifique, préférant la jouer perso, après tout c’est Capri, non ?
On se prend un petit sandwich avec de la salade qui dépasse, garniture mozza pour moi, histoire de se caler, mais la poubelle me tend les bras pour la 2ème moitié. Pas grave, je serai obligée de prendre une gelata pour compenser.
Un peu d’histoire ? L’empereur Auguste venait périodiquement se reposer sur l’île, et grâce à lui, plusieurs palais furent construits. Son successeur Tiberius choisit Capri pour planter son quartier général. Après l’éruption du Vésuve, qui ne détruit qu’une partie de l’île, la famille impériale Flavii installa ses quartiers d’été sur Capri. Puis l’île déclina peu à peu.
C’est aujourd’hui une île entièrement tournée vers le tourisme. D’en haut on a une très belle vue sur l’île et sur la mer.





Dedans, c’est autre chose, même mi-octobre on est surpris de côtoyer autant de monde et on n’imagine même pas le tableau au mois d’août…
Des boutiques de souvenirs, quelques marques de luxe, alternent avec des restos, et des hôtels, de luxe principalement. Pas passionnant, mais on est là pour flâner et se vider la tête avant de remonter après tout.
En milieu d’après-midi, on reprend le bus pour redescendre sur la ville de Capri. Mêmes paysages, même foule, mêmes boutiques.


Un dernier coup d’oeil…

…et on retrouve le bateau en fin d’après-midi qui nous ramène à Sorrente…

…d’où on reprend la route du retour au camping avec notre vaillant petit bolide pour son dernier trajet italien. En route, on est gâtés par un beau coucher de soleil.

Dernière petite surprise sur la fin du trajet : on s’est retrouvés sans prévenir sur une route, que dis-je, un chemin dépotoir interminable… Et de nuit, c’est plus drôle ! Des ornières de malades, des déchets, de vieilles gazinières, des sacs poubelles, des planches, etc, un vrai gymkhana ! Quels farceurs, ces napolitains 🤪


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Vendredi 13 à dimanche 15 octobre
Le lendemain matin, on lève le camp, avec un petit pincement, on salue Giovanni et on le paie, non l’inverse – et on entame la remontée vers les Alpes et la maison, prévue sur 3 jours.
Première halte nocturne au sud de La Spezia et des Cinque Terre, en bord de mer, sur un grand parking tranquille et presque désert. Et on file se dégourdir les jambes sur le front de mer pour profiter du splendide soleil couchant.

Heureusement, pas d’italiens autour de nous dans la soirée parce qu’on a regardé le match de rugby France vs Italie, qu’on a (largement) gagné 60 à 7… Mais peu d’enjeux ici parce qu’ils sont plutôt portés sur le foot à vrai dire.
Le lendemain on retrouve les Alpes et le sol français via le Col de la Madeleine. On progresse plus lentement sur les routes de montagne, et en fin d’après-midi on se pose sur un petit parking en retrait d’un village près de Nyons dans la Drôme.
Dimanche, RAS sur les quelque 300 km qui restent jusqu’à la maison, et en fin d’après-midi, on rouvre le portail d’entrée…

Après un mois de vacances, on est contents de se retrouver chez soi, et c’est pas la chatte qui va nous contredire, je crois qu’elle nous aime encore plus qu’avant, et elle ne jurait déjà que par nous !



Ah ! Que c’est triste Capri …euh,non, que c’est triste que le voyage soit terminé ! ( et comment se fait-il que les québécois ne se soient pas « pitchés » dans l’eau ! Je l’aurai fait moi et ce, depuis votre arrivée dans les Pouilles!) . Ceci dit, j’irais pas à Capri !
Un chaleureux merci pour toutes ces beautés partagées ! Elle est belle la minette avec son air fier d’avoir retrouvé ses humains ! Vous allez sûrement avoir plein de beaux cadeaux de sa part dans les jours qui viennent !
Ca fait quand même du bien de revenir à la maison et de retrouver tout votre monde !
Merci encore tanti e tanti ! Bacci ! MF
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Les québecois étaient bien trop occupés à se regarder le blanc de l’oeil si tu vois ce que je veux dire…
Un grand merci à toi pour ta fidélité, ton enthousiasme et tes commentaires pleins d’humour. RV au prochain voyage !
PS : la chatte est devenue mon ombre…
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La villa de Sophia Loren, Mama mia ! Sinon, je ne crois pas que j’irai à Capri un jour, c’est trop surfait (sauf si Sophia m’invite dans son nid d’aigle !)
merci encore pour ce beau reportage sur les pouilles.
bisous
Hélène
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Oui je crois que si un jour on te veut du mal, on t’invite là-bas 😜
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