Mardi 3 octobre matin
Son petit nom de baptême, c’est Zinzulusa. En dialecte local, zinzuli désigne tout simplement des chiffons ou du linge qui pend, comme celui qu’on a mis à sécher aux fenêtres. Comme les concrétions qui pendent du plafond de la grotte.


Elle a été découverte il y a plusieurs siècles mais n’a été ouverte au public que dans les années 50. C’est une large caverne béante qui s’ouvre directement sur la mer, à laquelle on accède par des marches aménagées à flanc de rochers.


La grotte est mentionnée pour la première fois dans une lettre de 1793 envoyée par Mgr Del Duca, évêque de Castro, au roi Ferdinand IV. Son arrière arrière arrière arrière arrière petit-fils y occupe toujours les lieux…


Seule la 1ère partie est ouverte au public, car la grotte aurait une grande importance scientifique en raison d’espèces souterraines exceptionnelles découvertes au fond des eaux, complètement endémiques à cette grotte, en particulier des éponges et un crustacé : la guide nous a montré une photo d’une sorte de crabe-homard sans yeux (pas besoin il fait noir), ni écailles (pas besoin y’a pas de prédateurs). Et ils arrivent à se reproduire pour être environ une centaine…

On y a également découvert des poteries, des os et autres traces remontant au néolithique et au paléolithique, ainsi qu’à l’époque romaine, témoignant d’une présence humaine ancienne et régulière à l’intérieur de la grotte.

Il nous est d’ailleurs recommandé de ne toucher aucune paroi en raison du risque d’y déposer quelques unes des nombreuses bactéries que nous véhiculons avec soin, ce qui détruirait les processus de formation des sécrétions.





Au tout début du 20ème siècle, on a commencé à vouloir « nettoyer » la grotte. En effet, dans la dernière grande salle visitée (photos difficiles en raison du peu de recul), on y a mesuré au fond une dizaine de mètres d’épaisseur de guano, des excréments de chauve-souris. Le fond et les parois jusqu’à mi-hauteur sont donc noirs. Cette salle n’a pas de stalagtites ni mites car elle se trouve au-dessous de roches. Le travail de déblaiement s’est déroulé par intermittence (pour raisons de guerres) sur quelques dizaines d’années jusqu’à son ouverture au public, comme en témoignent les inscriptions des nettoyeurs sur les parois :

Et on retrouve bientôt l’air libre, ça nous a fait une pause dans nos visites d’églises baroques, avant d’y replonger bientôt…



